Arrêtons le massacre !

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Un véritable lynchage.

C’est une image qui fait le tour des portables de tous les chauffeurs VTC, et il faut lire le commentaire vengeur de celui qui a pris la photo : c’est le commentaire d’un chauffeur VTC sur un autre chauffeur VTC.

Pourquoi ? Parce que ce chauffeur a osé travailler quand d’autres appelaient à ne pas le faire !

Ces deux derniers jours, les chauffeurs VTC affiliés à Uber manifestaient contre la nouvelle politique tarifaire mise en place quelques jours plus tôt par cette société pour sa catégorie Uber X.

Sans entrer sur les causes, justes ou non, de la grogne des chauffeurs Uber, nous voudrions ici parler de la forme qu’a pris la manifestation de leur mécontentement.

Opérations escargot sur les aéroports aux heures de grande affluence, blocage d’axes routiers majeurs, et des entrées des grandes villes, agressions verbales et même physiques de collègues qui ne suivent pas le mouvement.

Deux jours durant, les 15 et 16 décembre, principalement à Paris, mais aussi dans d’autres métropoles régionales, des centaines de milliers de personnes ont dû subir bouchons, retards et désagréments, simplement parce qu’en France, on ne peut pas résoudre un problème autrement que par le conflit.

Le malheureux chauffeur qui avait, pour une raison ou pour une autre, décidé de ne pas faire la grève « Uber » s’est retrouvé insulté et s’est fait vandalisé son outil de travail.

Le pire dans cette triste histoire, c’est que les manifestants sont confortés dans la justesse de leurs actions par le fait qu’ils ont été reçus par le ministre du transport, Alain Vidalies. Pour résoudre un conflit entre des entrepreneurs privés et indépendant et une entreprise privée…

Où est la démocratie ?

Où le respect du droit de travailler ?

Où est le respect des opinions de l’autre ?

Nous aimerions savoir ce que penserait ou quelle serait la réaction du chauffeur qui a enfariné son collègue, s’il devait subir le même sort…

Au lieu de nous affronter, discutons et acceptons que l’autre n’ait pas la même opinion que soi.

Notre sympathie va à ce chauffeur qui a eu le malheur de devoir ou vouloir travailler et de se trouver là ce jour-là. Nous espérons cette épreuve ne le poussera pas à renoncer à exercer ce métier.