Démission de Travis Kalanick, les investisseurs d’Uber réclament un changement de culture

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La chronique de Bertrand Rakoto, analyste indépendant dans l’intelligence de marché. Après plusieurs années dans l’automobile, entre autres chez RL Polk, et après avoir eu un cabinet d’analyse en France (D3 intelligence) il est désormais basé aux Etats-Unis où il poursuit son activité depuis Detroit.

 Je fais régulièrement allusion aux constructeurs automobiles souvent handicapés par leur culture centenaire entretenue par un management relativement immobile. Il semble que le tout jeune opérateur de VTC Uber souffre également de sa culture au point de provoquer le départ des responsables les uns après les autres. Jusque-là, le plus important à avoir quitté les lieux était Jeff Jones qui a démissionné seulement 6 mois après son arrivée à la présidence de l’entreprise.

C’est au tour maintenant du controversé CEO et co-fondateur Travis Kalanick de quitter ses fonctions, même s’il conserve son siège au conseil d’administration. Les actionnaires ont décidé de chasser le CEO alors que monte leur impatience vis-à-vis du lassant Uber. Depuis le début de l’année, Uber a perdu son Vice-Président à la croissance et au produit, Ed Baker, son directeur de l’ingénierie, Raffi Krikorian, son responsable du laboratoire d’intelligence artificielle, Gary Marcus, sa responsable de la communication, Rachel Whetstone, et un des piliers de la recherche sur la conduite autonome, Charlie Miller.
La liste des anciens d’Uber s’allonge au fil des révélations sur les problèmes internes et les difficultés technologiques et financières.

La culture interne montrée du doigt

Le départ aujourd’hui du CEO peut laisser penser que, cette fois, la culture va pouvoir…

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