Pour les automobilistes parisiens, circuler est devenu «un enfer»

0
86
© lefigaro.fr

Depuis la mise en place des mesures portées par Anne Hidalgo, les embouteillages se sont multipliés dans la capitale.

C’est les vacances, il ne pleut pas, mais, sur les quais parisiens ce jeudi soir, on roule au pas. «Regardez devant, sur la voie de bus!, s’exclame le chauffeur de taxi. Quatre vélos-taxis, quatre VTC, huit taxis, un bus RATP, un car de touristes. Et des scooters qui slaloment, un touk-touk qui se faufile sur la droite, tandis qu’une moto nous fait une queue de poisson. En plus il rouspète, celui-là! Non mais c’est hallucinant, il lève le poing, alors qu’il n’a pas le droit de rouler là.» En taxi, en bus ou en voiture, la circulation à Paris est devenue «un enfer», se plaignent de nombreux Parisiens. Avec des conséquences en cascade sur leur vie privée.

«Prévoyez une heure!», conseille la compagnie de taxis G7 au client résidant aux abords de la Maison de la Radio, dans le XVIe arrondissement, et qui voudrait aller à la gare de Lyon aux heures de pointe. Mais ce jeudi à 18 heures, le trafic est fluide. Les trous dans la chaussée, les camionnettes de livraison en double file, le VTC en warning sur la voie de bus, Jean, vingt-cinq ans de maison, sait les éviter. «Pour traverser Paris d’ouest en est, on n’a pas vraiment d’échappatoires, indique-t-il. Rive gauche, le boulevard Saint-Germain est désormais complètement saturé et, rive droite, ça bouchonne sur les quais.» Les voitures sont à…

Lire la suite sur lefigaro.fr